Les caractéristiques génétiques de la couleur ambre

                 Transmission monogénique et récessive 

La couleur ambre se transmet toujours selon un des schémas suivants

Ø     entre deux individus de phénotype noir

Ø     entre un individu ambre et un noir

Ø     entre deux individus ambre

L’union de deux Norvégiens ambre tabby (chatterie Xanthoria’s, Hollande) a autrefois semé le doute avec la naissance d’un chaton black tabby. Avec le recul, on sait que ce chaton était ambre uni et non pas black tabby. Cette couleur est donc récessive et monogénique. Toutefois les chats hétérozygotes ont souvent un sous-poil couleur abricot et les lignées ambre comptent de nombreux chats enregistrés golden tabby (black tabby chaud, comme sur la photographie Freya vom Egert) ce qui pourrait impliquer une récessivité incomplète de l’allèle. Il contribuerait ainsi comme les polygènes du widebanding à allonger la racine fauve, même chez un individu hétérozygote.

Transmission autosomale

La couleur ambre existe chez mâle et femelle et est récessive dans les deux sexes. Elle n’est donc ni porté par le chromosome Y, ni limitée ou influencée par le sexe. De plus, une femelle ambre peut donner naissance à des mâles non-ambre. La couleur ne se transmet donc pas par le gonosome X. 

Les points-clés de la transmission de la couleur sont donc les suivants

Ø     autosomale, et non influencé par le sexe

Ø     récessif

Ø     intervention de polygènes responsables de la grande variabilité de teinte ("rufisme").

Par convention, l’allèle ambre est représenté par la lettre e et l’allèle sauvage par la lettre E.

Interactions avec les autres allèles de couleur

Locus A : le dépistage génétique des « museaux noirs » a définitivement conclu l’existence de la robe ambre unie. 

Locus B : comme les allèles chocolat et cinnamon sont rarissimes (voire absents) chez les Norvégiens, leurs interactions avec l’ambre ne sont pas encore connues.

Locus C : le Norvégien ne possède que l’allèle sauvage dans cette série allélique, aucune connaissance n’est donc disponible à ce sujet.

Locus D : la première portée X-Color avait déjà prouvé l’existence de l’ambre dilué. Cette réalité n’a jamais été remise en question, semble-t-il, puisque déjà Iros et Imer ont été respectivement et successivement enregistrés black, golden, chocolat, cinnamon puis amber tabby ET blue, blue golden, lilas, fawn puis amber light tabby.

Locus I : l’ambre peut coexister avec l’allèle I. Porfyrgardens Scarlett Surprice a été la première ambre silver.

Locus S : la robe ambre existe avec des panachures blanches.

Locus T : les quatre motifs tabby se rencontrent chez le Norvégien ambre.

Locus W : il existe des chats Norvégiens blancs, hétérozygotes pour la mutation ambre (statué par dépistage génétique). Existe-t-il pour autant des individus blancs homozygotes pour l’ambre {W-, ee} ? Ce point est impossible à vérifier à partir du phénotype. En effet, il faudrait 

(1) que les deux parents soient ambre. Mais si la robe est blanche, au moins un des parents devait être blanc.

(2) ou que le mariage avec un chat ambre n’engendre que des chatons ambre. Mais si il est blanc, statistiquement 50% des chatons devraient être blancs.

A l’avenir un dépistage génétique permettra d’élucider ce point. L’allèle W est probablement épistatique sur l’ambre qui n’est qu’une variante de la robe noire. Par conséquent, les individus {W-, ee} doivent théoriquement pouvoir exister.

Locus Wb : à ma connaissance, l’allèle Wb est absent du pool génétique du Norvégien chez qui la couleur "golden" correspond à un black tabby chaud. Ceci implique que la robe ambre golden ne devrait jamais se rencontrer chez des Norvégiens pure race, et il faut s’en réjouir car l’identification des couleurs de robe est déjà suffisamment difficile.

Locus O : Tailor Hill’s Dione a été la première femelle ambre écaille en 1993. Nous connaissons aujourd'hui des chats mâles orange homozygotes pour la mutation ambre (statué par dépistage génétique).

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