Avec l'aimable autorisation de Jette Eva Madsen
Depuis que le Chat des Forêts Norvégiennes a été reconnu comme race, on a beaucoup parlé de cette expression si particulière qui le caractérise. Mais à quoi correspond-t-elle et comment peut-on la définir ? Quels sont les éléments qui vont particulièrement faire pencher la balance, pour préférer le look d’un chat à celui d’un autre ? L’expression d’un Norvégien est conditionnée par différentes caractéristiques, non pas considérées séparément mais dans leur ensemble (forme de tête, profil, largeur du chanfrein, taille et placement des oreilles et des yeux). J’ai choisi de traiter de ces aspects car ils sont mal définis dans le standard alors qu’ils sont capitaux pour l’expression du Norvégien. Pour bien comprendre, il est important de se reporter aux photos et aux schémas.
La tête du Norvégien
Attention toutefois, il faut savoir que les chats très éveillés dirigent souvent leurs moustaches vers l’avant. Une personne inexpérimentée y verra alors un pinch alors que ce ne sont que l’étirement des muscles mobilisant les moustaches qui donnent cette impression. Plus la tête du Norvégien est longue, plus le risque d’avoir une tête pinchée est important (c’est-à-dire que la forme de tête n’est plus celle d’un triangle, il y a une cassure dans les lignes). Si le chanfrein s’élargit insuffisamment – ou pire est moins large entre les yeux qu’il ne l’est au niveau de la truffe –, le chat a également un air endormi voire « simplet », parce que la partie crâniale de la tête est dominante et déséquilibre le tout. De plus les museaux plats donnent l’impression d’un chanfrein plus large et anguleux. Lorsque le profil est plus long que le front, le chat semble endormi. Une portion médiane du front non rectiligne provoque une cassure dans la continuité des lignes et donne l’impression d’un mauvais profil. Quelle que soit la race, le chat doit avoir un crâne arrondi entre les oreilles (plus ou moins arrondi). Dans la même optique, la région occipitale (région juste derrière les oreilles) et la nuque sont au mieux arrondis et sans cassure.



Les yeux du Norvégien
Les yeux sont grands et bien ouverts, légèrement ovales et inclinés en oblique. Les lignes supérieures et inférieures des yeux suivent une ligne courbe sans aucune section rectiligne. Ils ne sont pas enfoncés dans le crâne et placés de sorte que leur écartement correspond environ à la largeur d’un œil.

Les oreilles du Norvégien
Le positionnement parfait des oreilles implique également que les oreilles soient placées un peu en biais sur la tête (en vue dorsale), élément contribuant à l’élégance propre des oreilles du NFO. De plus, les oreilles doivent être droites et pas courbées vers l’avant, structure d’oreilles qui donne au chat une apparence de chat énervé. 



Taille : les oreilles se caractérisent par trois mesures : la hauteur, la largeur et la profondeur. A première vue, la hauteur est la plus facile à évaluer mais il est toujours impératif de juger les oreilles dans leur ensemble. En effet, les oreilles dont la densité en poils est importante apparaîtront plus petites que celles moins fournies en poils (entrée du pavillon et derrière le pavillon), car l’absence de poil donne une impression de pavillon plus grand. A leur base, les oreilles sont suffisamment larges, bien ouvertes et avec une profondeur du pavillon suffisante.

Forme : au mieux, les oreilles du Norvégien doivent se terminer en pointe ; on voit toutefois des Norvégiens avec des oreilles trop rondes à leur terminaison, qui rappellent les oreilles du Sacré de Birmanie. Les reproducteurs devraient tous avoir des oreilles arrondies, parce que cette forme contribue à donner une expression plus éveillé au chat, mais également car les plumets mettent mieux en valeur les oreilles pointues.

Pilosité : race naturelle, le Norvégien s’est adapté au climat scandinave, il a logiquement développé un bon pelage de protection sur ses oreilles, pour limiter les perditions de chaleur. A l’entrée du pavillon se trouvent de longs poils (quelques centimètres) qui sont suivis par d’autres poils sur la ligne interne de l’oreille (longs à la base du pavillon, ils se raccourcissent jusqu’à la pointe) : tous ces poils contribuent à protéger l’intérieur du pavillon auriculaire, contre le froid, les insectes volants ou toutes choses qui pourraient facilement y pénétrer et s’y développer. Un bon pelage est également recherché sur la portion dorsale du pavillon auriculaire, il doit être plus épais sur la partie externe du pavillon et se rallonge derrière l’oreille et sur la nuque, un des prémices de la longue collerette bien fournie. La présence de grands et beaux plumets sur de belles oreilles bien placées vient couronner le tout et contribue à donner l’allure « sauvage » aux individus qui les portent.

Bilan
On ne trouve aujourd’hui pas seulement des chats avec des défauts isolés, mais souvent avec plusieurs de ces défauts combinés. Les plus courants que je rencontre concernent des Norvégiens qui ont volé l’expression du Maine Coon, avec notamment le premier plan du visage trop dominant et avec des yeux de mauvaise forme, un profil bossu et un chanfrein trop plat ou trop large. L’expression à
Créer un site gratuit avec e-monsite.com - Signaler un contenu illicite